Affichage des articles dont le libellé est Réflexions sur le thé. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Réflexions sur le thé. Afficher tous les articles

12 juin 2010

Comment taire les commentaires...


Plusieurs lecteurs m'ont contacté récemment pour faire part de leur déception de ne plus pouvoir intervenir sur mon blog de manière simple sans systématiquement avoir l'impression d'être pris de haut par certaines personnes dans les commentaires.

N'oublions pas que le thé, c'est tout simplement quelques feuilles et un peu d'eau, il serait peut-être temps d'arrêter de prendre tout ça trop au sérieux !

Allez pour l'occasion, j'ai relooké un peu la Galette, histoire de redonner un peu d'air frais et de faire table rase !

12 avril 2010

Une galette de Pu Er âgée de 30 ans






Un Pu Er de 30 ans d'âge, oublié depuis deux ans...

On ne se souvient plus de ses parfums ni de sa complexité.
On fantasme, on idéalise le résultat.
On s'attend à un miracle lié au prétendu vieillissement des galettes.
On le redécouvre sous un autre angle.
On trouve ça bon, intéressant.

Bref, un moment sympa mais...
... tout de même pas de quoi casser trois pattes à un canard !

Que faut-il alors en déduire ?
Rien !

Ou plutôt si,
ça vieillit et ça devient juste moyen,
triste sort que nous subissons tous avec l'âge !

Moralité :
n'attendez pas, buvez vos Pu Er tout de suite,
le reste n'est que spéculation
(dans tous les sens du terme d'ailleurs).

17 août 2009

Hot hot hot !


Pffff, il fait chaud, trop chaud.... Vive l'hiver !
Un petit Gong Fu Cha glacé pour rafraîchir nos esprits...

Comment conserver nos thés préférés pour ne pas qu'ils s'altèrent de trop sous ces fortes chaleurs ??? Surtout les thés verts japonais ou certains wulongs, ne risquent-ils pas de se modifier par ces températures caniculaires ?

Des suggestions de conservation ??? Comment les conservez-vous ? Personnellement, je ne fais rien, je les bois tout simplement, je sauve pour ainsi dire ce qui est à sauver par ce biais-là !! Le problème : mon palais est très peu réceptif au thé en été, j'en bois nettement moins qu'en hiver; donc problème voire dilemme.


Et les Pu Er, comment se comportent-ils ? En général quand il fait très chaud comme ces derniers jours, mes galettes dégagent une odeur discrète très sucrée qui embaume délicatement la chambre. C'est une sensation vraiment agréable. De temps en temps, des notes de fraises, de sucre de canne, de melon, de gâteau chaud, de galette bretonne, etc... viennent caresser délicatement mes narines. J'ai parfois l'impression de m'endormir dans une pâtisserie ! Sympa, il y a des moments pires dans la vie !


J'en déduis que le processus de fermentation s'accélère fortement quand il fait très chaud et humide (comme c'est le cas en été à Strasbourg). CQFD, nos galettes ne peuvent vivre correctement que sous un climat qui se rapproche le plus de celui dont elles sont originaires. Il y a donc peu d'espoir que le stockage soit une grande réussite sous nos latitudes à cause d'un climat trop contrasté. Celui-ci ne pourra jamais leur rendre service. Ne rêvons donc pas, nos Pu Er seront des Pu Er européens et non chinois. Mais finalement, le goût européen ne vaut-il pas le goût chinois ?"

"Vanille, french tea-taster"

15 septembre 2008

Interlude

En attendant le 4e épisode... Tout va bien pour l'instant, peu de suspens ou de rebondissements, pas encore de morts !

De l'importance de la terre : la composition des théières, la terre source de vie qui permet aux théiers (et aux Bonsaï) de pousser, les pots en terre des Bonsaï, ...

Et cette fameuse odeur de terre humide après la pluie, quel festin. J'adore les balades en forêt rien que pour cela ou plus simplement, l'odeur de la terre de mes Bonsaï juste après une rincée... Le bonheur est dans la terre, quoi !

A mon avis, cet intérêt pour ce type de parfums n'est pas étranger au fait que j'affectionne tant les Pu Er et en particulier ceux dont les parfums rappellent tant la terre ou la tourbe.

Et si tout ceci était lié ?

8 septembre 2008

Interlude

Pour changer du rouge entêtant des théières et pour vous aider à patienter le 3e épisode de votre série préférée (!), plutôt qu'un spot publicitaire, je vous offre une petite image reposante du feuillage de mon Ginkgo pré-bonsaï.

Je trouve que les feuilles humides par la rosée du matin, évoquent assez bien la fraîcheur d'une eau de source idéale pour le thé. Je ne sais pas pourquoi mais ces quelques gouttelettes m'inspirent et me font penser à certains Maîtres de Thé devenus légendaires pour avoir parcouru des dizaines et des dizaines de kilomètres à la recherche de l'eau rare et pure au fin fond d'une montagne perdue... Sans aller aussi loin, n'oublions jamais que la réussite d'un thé, quel qu'il soit, repose sur l'eau la plus parfaite possible. Ce critère est d'ailleurs bien plus important que la qualité de la théière, n'en doutons pas.

#3 very soon... !

21 mai 2008

Vive le Pifomètre !



Il y a comme ça de rares petits moments de bonheur dans la vie d'un buveur de thé où tout va bien : un Pu Er en vrac n°16 de 1983, une petite théière de potier taïwanais, un dosage parfait, une eau équilibrée...

On apprécie, on chavire, on perd la tête...

Des parfums parfaitement présents, des saveurs jamais rencontrées. Et tout cela au réveil, à moitié endormi, un Pu Er choisi et dosé au pif sans la balance, des durées d'infusion volontairement non contrôlées, une théière prise au hasard sur l'étagère sans se creuser la tête à n'en plus finir pour savoir si elle conviendra bien au thé que l'on s'apprête à déguster...

C'est aussi ça le petit monde du Gong Fu Cha : le plaisir du goût, simplement, sans se soucier un instant de détails trop techniques ou trop "ésotériques" qui perturbent finalement le plaisir de base d'apprécier un thé à sa juste valeur.

Comme quoi, cette petite théière destinée à l'origine pour les Wulongs fleuris fonctionne parfaitement avec n'importe quel thé. Quant au culotage soit-disant en péril, on s'en fiche puisque la réussite est au rendez-vous et que j'ai passé un des meilleurs moments en compagnie de quelques feuilles insignifiantes !



6 février 2008

To blog or not to blog...


Pourquoi ce besoin que nous avons tous de raconter notre vie à travers un blog exclusivement dédié au thé ?

- Un besoin de partage d'une passion dévorante ?

- La recherche désespérée d'une reconnaissance, même si elle reste totalement virtuelle ?

- Un outil pour assouvir certains manques... ?

- Un remède à des frustrations insoupçonnées ?

- De l'exhibitionnisme plus ou moins inavoué ?

- Le besoin de flatter son ego en attendant une myriade de compliments sur tel ou tel propos ou photo ?

- La quête maladive d'une certaine forme de perfection transposée à l'art du thé (en d'autres termes, l'envie que tout le monde puisse atteindre cette même "perfection") ?

etc, etc...

Peut-être est-ce tout ça à la fois ? Bref, on n'est pas très loin de la psychanalyse de comptoir comme diraient certains... J'ai beau essayer de tourner le problème dans tous les sens, je n'arrive pas à trouver de réponse précise à cette question fondamentale : pourquoi ai-je lancé mon blog le 4 octobre 2006 ?

Alors quel est le but final de nos blogs ?
To blog or not to blog... that is the question, à laquelle j'invite tous les autres brillants collègues bloggeurs (et vous, fidèles lecteurs) d'essayer d'y répondre. On ne sait jamais, ça peut toujours intéresser certaines personnes de le savoir ;-)

23 janvier 2008

Profonde léthargie


Pourquoi un thé, surtout un Pu Er, n'a-t-il pas le même goût tous les jours ?

En effet, j'évoquais ce phénomène avec Raphaël qui avait constaté la même chose. Cette curieuse impression qu'un thé se retire de temps en temps comme s'il entrait en phase de veille ou d'hibernation.

C'est d'autant plus étrange que certaines galettes qui ont généralement un caractère bien trempé, comme par exemple la 11/1985 ou la 31/1998 (références M3T), semblent certains jours totalement plates, sans goût, sans vie. A peine arrive-t'on à distinguer certains fondamentaux mais c'est tout.

Curieusement ce problème n'est jamais lié à la qualité de l'eau ni à la théière utilisée. De même, les dosages et les temps d'infusion restent strictement les mêmes.

Est-ce dû au processus naturel de fermentation, de vieillissement qui se "déclenche" de manière aléatoire et qui plonge la galette dans une sorte coma profond qui lui est nécessaire ? Est-ce peut-être l'influence de la météo sur nos galettes et briques (notamment l'hygrométrie) ? Est-ce tout simplement notre état d'esprit au moment où nous buvons notre thé ? Certes notre humeur peut influer sur notre perception sensorielle des choses mais de là à retrouver un thé puissant réduit au stade de verveine ou de camomille, il y a de la marge tout de même !!

J'en ai parlé à un ami qui suit actuellement des cours de viticulture. Il m'a répondu que la tendance actuelle du milieu était la culture en fonction de la lune et autres critères basés sur le cycle des éléments naturels. Il semble prouvé désormais que certains vins seraient qualitativement bien supérieurs aux autres s'ils sont produits de cette façon-là. Il m'a précisé que certains jours seraient propices aux végétaux, d'autres plutôt aux minéraux et ainsi de suite. Il pense que cela pourrait être un élément de réponse pour nos Pu Er qui s'exprimeraient mieux certains jours... En gros, si ce n'est pas un jour dit "végétal", évitons de boire du thé ! Mouais, pourquoi pas, mais je reste assez méfiant à l'égard de cette notion de bio-dynamie un rien subjective et surtout très floue.

Alors on peut toujours essayer de disserter des heures entières sur les causes de façon ésotérique comme le fameux 'Qi' si cher aux asiatiques. Comme je n'y crois guère, je pense qu'il s'agit d'autre chose. Mais quoi ? Bizarre, bizarre. Quelqu'un aurait-il un début de réponse ?