Affichage des articles dont le libellé est Gong Fu Cha : matériel. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Gong Fu Cha : matériel. Afficher tous les articles

24 mars 2010

Trousse à outils #1


Ces outils bien utiles dans la préparation d'un thé. Pour débuter cette nouvelle petite série de billets, voici le couteau à Pu Er.

Qu'il est pratique ce petit ustensile en métal qui s'enfonce si parfaitement dans n'importe quelle galette de Pu Er ou Tuo Cha et même ceux durs comme du béton. Combien de doigts ont été épargnés grâce à lui ? L'usage de cet outil s'accompagne cependant d'un apprentissage du geste. Il s'agit de manipuler le couteau en faisant éclater de petits bouts de galette tout en préservant le corps de celle-ci. Pas si simple au début mais quel confort une fois le geste maîtrisé ! Ces objets n'ont l'air de rien mais peuvent vous simplifier considérablement la vie ! Abandonnez vos Opinel à saucisson sec et munissez-vous de ce charmant couteau, on en trouve partout et pour pas cher en plus.

Alors à vos couteaux, à défaut prenez ce qui vous tombe sous la main, évitez peut-être juste d'utiliser des couteaux à steak, confiez-les plutôt à Dexter Morgan, il saura en faire parfait usage ! ...


(*) modèle chinois présenté en photo acheté chez Thés du Dragon

12 septembre 2007

Excalibur


Merci pour tous vos sympathiques messages que j'ai reçus ces derniers jours me demandant des nouvelles de la Galette de Thé.

En attendant une hypothétique reprise d'activité de ce blog, je vous présente ce couteau à Pu Er acquis cet été chez Yunnan Sourcing. Un petit ustensile fort intéressant car très pratique pour casser des bouts de galettes ou de briques en douceur. Telle la légendaire épée magique, une bonne prise en main de l'objet permet de détacher les feuilles délicatement préservant ainsi la qualité de ces dernières.


Pour patienter et pour la circonstance, je vous conseille d'écouter un disque de musique médiévale magnifique du temps des Chevaliers de la Table Ronde. Fascinante reconstitution musicale témoignant d'une époque lointaine qui ne cesse de fasciner nos contemporains en perte de repères et surtout de valeurs...

Allez à bientôt, peut-être, (je n'ai pas encore vraiment tranché, jeu de mots facile...!), vive le Pu Er, vive le Roy, vive les Croisades et "bonjour chez vous" :-)



RICHARD COEUR DE LION
Troubadours et Trouvères
ALLA FRANCESCA
(Brigitte Lesne)
CD Opus 111

21 mars 2007

Surcharge pondérale


Nous avons tous tendance à sous-doser la quantité de thé que l'on s'apprête à infuser. Au regard de l'explosion actuelle des prix des Pu Er, je dirais que cette attitude est plutôt logique.

Malheureusement ce réflexe peut s'avérer finalement beaucoup plus coûteux que prévu. Je m'explique : si le dosage est trop faible, le thé sera forcément trop léger donc peu expressif. Qu'il soit préparé en Gong Fu Cha ou de manière classique.

Celui qui dégustera son Pu Er ou son Wulong avec un dosage rachitique aura l'impression de boire quelque chose de fade, d'aqueux, de peu présent. Résultat : il incriminera le thé, le marchand qui le lui a vendu. Il traitera tout le monde de voleur, d'escroc, etc... Conséquences : au mieux, le contenu de la théière sera jeté et une seconde tentative sera envisagée. Au pire, toute la boite sera mise à la poubelle, car le thé sera jugé un peu hâtivement trop vieux, ce qui n'est pas nécessairement toujours le cas (surtout avec les Pu bien-sûr). Sacrées économies, n'est-ce-pas ?

Or si le dosage est respecté, voire même largement dépassé, il y a peu de risque de louper une dégustation. En effet, en surdosant et en pratiquant des infusions très brèves, le thé s'exprimera de façon éclatante. Et c'est à ce niveau-là que réside la réelle économie.

Un dosage généreux = un Gong Fu Cha réussi = économies. C'est tout simple !

La joie d'une dégustation parfaitement maîtrisée se suffit à elle-même... On oublie les petits comptes d'apothicaire. L'envie de suspendre le temps et rien d'autre...

Soyez donc généreux dans vos dosages et faites "péter" la balance !!


Petit rappel rapide du dosage optimal pour les thés chinois :

Pu Er "cuit" : 4 à 6 g / 10 cl
Pu Er "cru" : 2 à 4 g / 10 cl
Wulong : 6 g / 10 cl
Vert : 2 g / 10 cl
Rouge : 3 g / 40 cl

27 janvier 2007

Lux Aeterna


Plusieurs lecteurs m'ont demandé quel combustible j'utilisais pour ma bouilloire traditionnelle avec brûleur à mèche.

Le plus simplement du monde, j'utilise de l'alcool à brûler (methanol 90% vol). Le même produit qui est couramment utilisé avec les appareils à fondue. Il est possible de s'en procurer à peu près partout. Quant aux mèches qui se consument hélas relativement vite, il est facile de s'en procurer dans toutes les bonnes merceries, mais celles-ci par-contre, se font de plus en plus rares !!

Outre l'aspect esthétique de ces bouilloires, je trouve qu'elles contribuent à améliorer sensiblement l'ambiance d'un Gong Fu Cha. Le chuchotement continu de l'eau entrain de bouillir est semblable à une douce musique apaisante. Ce murmure permet sûrement d'être encore plus réceptif au thé que l'on est entrain de déguster. De plus, l'eau reste toujours à la bonne température : 95°, idéale pour les Pu Er et les Wulongs.

5 janvier 2007

Just married !


Ma toute nouvelle acquisition provenant de la M3T : ce très joli pot de réserve réalisé par un potier.

La beauté de ses courbes, la simplicité de ses lignes, l'harmonie des couleurs, ... tout participe à une entente parfaite entre ce pot et mes théières. La forme du goulot épouse agréablement leurs lignes.... Quelles que soient leurs rondeurs, elles sont parfaitement calées avec leur couvercle maintenu fermé grâce aux parois du pot (comme l'illustre bien la photo), laissant couler tranquillement l'infusion au fond du pot...

De plus, la tenue en main est impeccable et le maintien de la chaleur d'une bonne stabilité. La couleur claire du fond met en valeur la transparence de la liqueur nous encourageant ainsi à l'admirer un peu plus souvent. L'aspect évasé du pot permet enfin de mieux appréhender les parfums du thé que l'on s'apprête à boire.

Que ce soit les terres épuisées ou les taïwanaises, toutes mes théières sont tombées amoureuses de ce charmant petit pot; je pense qu'il en est de même pour moi !!

5 octobre 2006

Dinette...


On pourrait s'y tromper en effet, mais ces quatre objets sont essentiels à la réussite d'un Gong Fu Cha.

1/ La cuillère (ici en ébène) permet de doser facilement le thé en feuilles sans passer forcément par la balance. Une fois remplie, elle correspond à environ 6 grammes de Wulong (seulement ceux à feuilles roulées de type Dong Ding, Tie Guan Yin, ...) ce qui est le dosage parfait pour préparer un bleu-vert en Gong Fu Cha. Pour les autres thés, mieux vaut utiliser la balance. Mais cet objet en bois a surtout un rôle fondamental : éviter de toucher les feuilles de thé avec les mains, chose à ne jamais faire (sauf pour les Pu Er).

J'en profite pour rappeler quelques dosages de base pour une préparation classique en Gong Fu Cha (je reviendrai largement en détails sur cette notion une prochaine fois) :

Un Wulong : 6 grammes environ pour une théière de 10 cl.
Un Pu Er : 3 à 5 grammes selon ce que l'on recherche, également pour une théière de 10 cl.

Ces deux types de thés peuvent néanmoins être préparés plus simplement, à savoir dans une grande théière de 40 cl avec des dosages beaucoup plus faibles : 3 grammes mais avec une seule infusion, très longue : 5-7 minutes. Une technique non dénuée de charme mais moins riche en saveur que le Gong Fu Cha. En fait, la grande théière me sert surtout pour les thés moyens ou un peu éventés !

2/ La pique en bois quant à elle, permet de déboucher le bec des théières sans filtres intérieurs. La plupart des Yixing en terre épuisée ne possèdent pas de filtre. Les feuilles obstruent rapidement le trou unique de ces théières et empêche de verser facilement. La pique remplit donc parfaitement son rôle pour cet usage précis !

3/ Le pinceau est très utile pour patiner les théières. Au fil des infusions, l'intérieur des Yixing se culotte naturellement et l'extérieur commence subtilement à briller. Une bonne terre a tendance à s'assombrir un peu avec le temps en se recouvrant d'une jolie patine. Après chaque passage, j'utilise le pinceau sur la théière encore brûlante en essayant de répartir le thé sur toute sa surface de manière homogène. En fait je badigeonne les parois de thé. La chaleur aidant, le tout sèche presque instantanément.

4/ Le chiffon me sert à lustrer la théière juste après l'action du pinceau. Je la frotte vigoureusement tant qu'elle est chaude avec ce tissu en microfibres pour la faire briller au maximum. Si toutes ces opérations sont répétées régulièrement, les théières de bonne factures s'en trouvent assez vites métamorphosées !